Mes lectures 'basiques' de presque-zéro !

La fin d’année approchant, et avec ses cadeaux voire parfois ses vacances (encore que les vacances de Noel ne soient pas les moins occupées), quelques petites reco lectures presque-zéros!

En y réfléchissant, je me dis que ce sont vraiment ces 3 livres qui m’ont fait basculer du coté green :

  • Famille presque zéro déchet – Ze Guide – de Bénédicte Moret et Jérémie Pinchon – Préface de Nicolas Hulot ❤

LA BIBLE !!! Non seulement il se lit super facilement (ludique, il est plein de dessins sympas, de chiffres, d’exemples concrets…) mais comme il est très bien structuré, il peut être vraiment être consulté régulièrement, on le garde et on y revient quand on veut une recette, attaquer une autre section qu’on avait pas touchée jusque-là, se refaire un passage pour se motiver !

J’ai tenté les deux suites que j’aime aussi, MAIS :

  • Les enfants presque zéro déchet, les miens sont encore un peu petits (on l’a pris à la bibliothèque, ils l’ont bien crayonné et je l’ai rendu en mode cramoisie !)
  • Famille en transition écologique, je l’ai sur ma table de chevet et j’y reviens régulièrement aussi mais c’est vraiment le stade d’après : changement de banques, de fournisseurs d’électricité, etc. j’y reviendrai certainement en 2020 ! Ah si j’ai quand même changé UN TRUC CAPITAL (roulement de tambours) : j’ai arrêté d’acheter les cornichons Maille qui sont récoltés en Inde avec un bilan carbone plus lourd que le mien, sous leurs faux airs de cornichons bien de chez nous ! Je sais c’est impressionnant, mais vous allez vous en remettre :p
  • Zéro-déchet de Béa Johnson

Béa c’est LA star ! Moitié française, moitié américaine, c’est la papesse qui sait tout sur tout, tout en restant humble (oui c’est possible!). Alors ça peut foutre un peu des complexes, mais moi bizarrement je l’ai pas pris comme ça, je la trouve juste super inspirante, et encore une fois c’est très concret, avec pleins de recettes et très facile à lire. Elle axe aussi sur les économies qu’on réalise quand on arrête de surconsommer, ce qui est un angle d’attaque intelligent (et qui parle beaucoup à ses amis ricains j’imagine!). En plus j’adore quand elle raconte ses fails (genre elle a essayé d’avoir les cheveux courts, de stopper le PQ…). Mon IDOLE !

  • La magie du rangement de Marie Kondo :

Alors vous me direz ‘quel rapport avec la choucroute ?’ mais si mais si ! Car c’est un livre qui encourage au minimalisme, et à épurer son chez soi, garder que « ce qui t’apporte de la joie », ne pas surconsommer donc ça va quand même super bien dans la démarche presque zéro!

Bon, par contre, Marie K. elle se prend pas trop la tête sur l’après rangement: t’es censé tout mettre dans des gros sacs poubelle ce que t’as écarté, elle est pas regardante sur ton tri Marie, genre recyclage, économie circulaire and co t’as l’impression qu’elle s’en tape un peu quand même… Du coup, faut avoir VRAIMENT du temps si tu veux faire les choses bien (donner, vendre…), mais ce sera certainement l’objet d’un autre article :p

Sinon, c’est aussi très sympa à voir en show/série sur Netflix car c’est un personnage!

Voilà pour moi, ce sont les 3 basiques et je fais circuler mes exemplaires pour inspirer ceux qui en ont envie!

Deux autres lectures que j’ai aimées, que je ne considère pas forcément comme des basiques mais qui sont ‘faciles’ à lire :

  • Toucher terre de Florence Besson
  • Petit manuel de résistance contemporaine de Cyril Dion

Deux livres inspirants dont je vous reparlerais!

D’ici là je vous souhaite de belles lectures, et dites-moi dans les commentaires quelles sont les lectures qui VOUS inspirent!

5 conseils pour commencer le presque-zéro quand on a des enfants !

Il y a presqu’un an, je prenais la résolution de réduire mes déchets pour devenir presque zéro ! Sauf qu’avec 3 (petits) enfants et un boulot à plein temps, je n’avais pas envie de me compliquer la vie davantage ! Du coup, j’y suis allée doucement, en commençant par des choses simples. Un an après, le bilan est plutôt positif et toute la petite famille s’y retrouve… enfin presque, nos chats préfèrent encore les croquettes du supermarché 😉.

Je vous livre 5 conseils spéciaux père-mère de famille.

  • On arrête les lingettes !

Même si nos amis industriels inscrivent en gros « BIODEGRADABLE » sur leur paquet de lingettes, ne vous y faites pas prendre, elles restent plus que nocives pour l’environnement. Déjà parce que si le support peut être biodégradable, le produit imprégné ne l’est pas toujours et que pour qu’elles se dégradent, vous avez besoin d’un composte industriel. Et oui, ces lingettes ne se dégradent pas dans vos compostes de jardin, et encore moins dans les égouts (pour ceux qui les mettent dans les toilettes pensant bien faire). On les remplace par des carrés lavables. Ça sert à tout : nettoyer les fesses de bébé, nettoyer la bouche et les mains en fin de repas et même se démaquiller !

Moi j’aime bien ceux des tendances d’Emma mais il y en a de toute sorte et on les trouve partout. Et quand on n’est pas à la maison me direz-vous ? Et bien c’est pareil, on a toujours un point d’eau pas loin pour utiliser nos supers carrés.

Et si on ne veut pas investir, un bon vieux gant, comme nos grands-mères fera très bien l’affaire.

  • On passe au savon et shampoing solides.

Ici vous aidez non seulement la planète mais aussi votre porte-monnaie. Non parce que franchement, cela ne vous est jamais arrivé d’entrer dans la salle de bain et de trouver votre bambin un grand sourire aux lèvres, la bouteille de gel douche vide, entièrement déversée dans le bain alors qu’elle était pleine ???? Même si on ne sort pas de la salle de bain il suffit de détourner le regard et… hop le tour est joué.

Passer au savon solide c’est éviter le plastique et les bains où la proportion de mousse dépasse largement la quantité d’eau.

  • On passe au goûter presque- zéro.

Comment ? On achète de gourdes SQUIZ, réutilisables jusqu’à 50 fois. On les remplit de compote, faite maison – ça c’est le top – mais on peut aussi acheter 1kg de compote dans un grand pot en verre (qu’on garde pour y mettre ensuite ses pâtes achetées en vrac), et le tour est joué. Ça peut sembler cher au premier abord… mais faites le comparatif avec un paquet de gourdes jetables du commerce et vous serez vite conquis(e). En plus, avec leur look, nos enfants les adorent.

En complément, on s’équipe d’une gourde et d’une boîte à goûter (un tupperware fait aussi très bien l’affaire). C’est depuis notre détour par l’Allemagne que nos enfants possèdent leur boîte à goûter et ils les adorent. Pour l’école, les activités sportives ou même les sorties du week-end, je remplis leur boîte aux grés des envies : fruits secs, compotes, gâteaux, fruits…les choix sont infinis et nos petits toujours ravis.

  • On change ses habitudes pour les yaourts.

Je ne sais pas vous mais mes enfants sont des gros consommateurs de yaourts. Et quand on a 3 enfants, à raison de 2 yaourts par jour chacun, ça commence à faire de sacrées quantités de pots en plastique à recycler. Or, si maintenant on peut recycler ces pots, c’est quand-même toujours mieux de ne pas créer de déchets.

Au début, je suis passée à l’offensive en décidant de faire mes yaourts moi-même. J’ai récupéré des pots en verre (je suis une grande collectionneuse mais en discutant avec mes collègues j’ai aussi pu récupérer de supers pots avec couvercle – le must !) et c’était parti. Sur internet on trouve des milliers de recettes et c’est plutôt facile, surtout si on a une yaourtière. Sauf, qu’après un démarrage plutôt réussi, j’ai raté quelques fournées… et j’ai abdiqué. Mais pas question de repasser au plastique alors comment faire si on ne veut pas se lancer dans la confection des yaourts ? Vous avez plusieurs alternatives :

  • Acheter des yaourts au supermarché dans des pots en verre grand format. Ça crée toujours du déchet de verre mais on reste les champions du recyclage du verre en France et puis… on a dit PRESQUE zéro. En plus, le dessert devient un vrai moment gourmand (mais sain) à la maison. Chacun son petit bol, on choisit une saveur et on agrémente de fruits, de miel, de sucre, laissez parler votre imagination ou celle de vos enfants.
  • Acheter des yaourts dans des pots en verre consignés. Ça se développe de plus en plus dans toutes les coopératives y compris les chaines comme Biocoop.
  • Enfin, si vous êtes attentifs, vous verrez qu’il existe plusieurs variétés de yaourts individuels en verre, ou encore dans des pots en carton, pour le coup facilement recyclable en pâte à papier.  
  •  On cuisine avec ses enfants.

Non ne soufflez pas, ne partez pas… ce n’est pas SI compliqué… c’est même PRESQUE facile 😉

J’ai mis du temps à m’y mettre mais maintenant c’est devenu un rituel familial. Parce que, c’est vrai, passer au zéro-déchet, ça suppose qu’on cuisine un peu plus. On arrête (ou presque) les plats tout prêts suremballés mais aussi les boîtes de conserve et autres. Alors forcément, on cuisine un peu plus et il faut un peu plus de temps.

Forte de ce constat après quelques mois de ZD, j’ai décidé de les mettre à contribution. Couper les légumes, casser les oeufs, patouiller les préparations… ils adorent et ça devient un vrai moment complice plutôt qu’une corvée quotidienne. Bon je ne suis pas non plus une warrior, ce n’est pas tous les soirs, et puis il y a des soirs où faire simplement cuire des pâtes c’est plutôt agréable. Mais, quand vous vous mettez aux fourneaux, embarquez les dans l’aventure, vous verrez ça vaut le coup.    

Alors oui, je n’ai pas parlé des couches lavables parce que franchement je n’ai jamais eu le courage… mais on a dit PRESQUE-zéro. Alors vous aussi, choisissez vos combats et vos presques.

Les 9 astuces zéro-déchets qui me SAOULENT

Dans la tendance zéro-gaspi, je suis au niveau maternelle grande section : je lis des trucs, j’essaie de recopier ce que font mes copines qui déchirent (wink wink @ Céline, Sandra, Chiara, Alicia…), j’ai acheté un composteur et je suis pas sûre de faire ça bien, mais JE FAIS DE MON MIEUX, un pas après l’autre.

Du coup il y a des trucs qui me gavent copieusement dans mon petit chemin de padawan, ce sont les listes de conseils « trop fass » du zéro-déchet qui en fait sont pas faciles du tout.

3 conseils zéro-déchet « je suis pas ta mère »

Se mettre au batch-cooking

Pour moi le batch cooking c’est : le samedi tu fais ta liste de repas de la semaine suivante et tu vas acheter toutes tes courses, et le dimanche tu passes 4h à tout préparer et à le mettre dans des tupperwares (en verre hein, bien sûr) pour pouvoir faire à dîner pour toute ta famille en 15 minutes ou presque pendant une semaine.

>>> Pourquoi c’est non merci :

J’ai pas fini de lire que j’ai l’impression qu’il faut un niveau d’organisation de guerrier… et je suis une famille de 1 personne seulement ! J’aime bien l’idée de décider ce qu’on va manger la semaine suivante pour rendre les courses plus rapides et les décisions de repas plus faciles. C’est juste la corvée du dimanche qui me fait flipper, et je parle même pas de l’alarme « cool une charge mentale de plus qu’on va coller sur les femmes ». Parce que je vois pas trop de mecs me parler de batch-cooking hein soyons honnêtes…

Faire ses propres yaourts

>>> Pourquoi c’est impossible :

Ma cuisine fait 3 mètres carrés (bienvenue à Paris), j’ai déjà optimisé chaque recoin, étagère, placard possibles pour pouvoir la naviguer, j’ai tout simplement pas la place de stocker une yaourtière. Donc je continue avec mes pots de yaourts, que je jette dans la poubelle jaune puisque depuis cette année à Paris c’est permis !

Cuisiner les fânes des légumes, la peau des fruits…

>>> Pourquoi j’aimerais bien mais on va se calmer Micheline :

Attention ma raison est totalement conne quand j’y pense : ça sonne vraiment comme un conseil d’extrémiste retranché(e) au fond de son bois avec ses chèvres. EVIDEMMENT je me rends bien compte que c’est du bon sens, et j’ai bien vu passer une fois une recette de soupe aux fânes de radis qui a l’air sympa, j’ai juste pas (encore) le réflexe.


2 conseils zéro-déchet « mon corps, mes droits »

Adopter la coupe menstruelle

>>> Pourquoi je trouve ça bien pour les autres si elles veulent mais pas pour moi :

Je n’aime pas l’idée de m’enfoncer un truc en silicone dans le vagin, même si c’est du silicone médical. Je n’aime pas non plus l’idée d’avoir le sang qui stagne là en attendant de rincer ma cup. Je suis gavée d’avance avec la logistique de faire bouillir sa cup avant de la remettre. Mais je n’aime pas non plus l’idée de continuer à utiliser des tampons. Donc je crois qu’en 2020 je vais passer à la culotte menstruelle. Ca coûte plus cher, certes, mais je suis plus à l’aise avec ce concept-là c’est tout.
Maintenant que j’y pense, j’aurais du demander ça pour Noël en fait 🤔.

Utiliser du savon en brique

>>> Pourquoi je comprends plus rien :

Donc moi j’étais restée au moment où on m’a dit que le savon c’est mal parce que ça reste là à sécher à l’air libre et y’a plein de bactéries dessus. Maintenant on sort des articles qui disent que ça se conserve mieux que du gel douche, que ça contient moins de substances dangereuses, que c’est meilleur pour la peau et pour la planète car il n’y a pas ou peu d’emballage. Du coup je suis encore dubitative sur la marche à suivre, mais c’est vrai que je suis passée au shampoing solide et je suis conquise. Du coup je vais peser le pour et le contre en finissant mon flacon de gel douche.


3 conseils zéro-déchet « Papa c’est toi ? » « non c’est Julien Vidal »

Attention c’est la partie où tous les fans de « ça commence par moi / avec vous » vont me lapider alors laissez moi faire un disclaimer : Oui je trouve que ce qu’il fait c’est bien et que c’est vital de commencer à se tirer les doigts des fesses d’une manière ou d’une autre. Ya juste 3 conseils à lui que je trouve compliqués à mettre en place.

Rester 3 minutes sous la douche

>>> Julien Vidal n’a manifestement pas les cheveux longs

Bon déjà vivre avec un chrono sous la douche quand tu viens de te lever, c’est pas le meilleur moyen de commencer sa journée, MAIS oui c’est possible de se doucher en 4 minutes 10 secondes si tu dois juste te laver le corps : j’ai testé et approuvé, c’est la durée de I like it de Cardi B. PAR CONTRE, les jours où je dois me laver les cheveux (shampoing et rincage x 2 car je n’utilise plus d’après-shampoing – coucou Sandra !), il me faut AU MOINS 4 minutes de plus, soit la durée de Work Bitch de Britney Spears. Chacun ses références, mais le lavage de mes cheveux (tous les 4 jours) n’est pas négociable.

Régler la température de son chauffe eau entre 55° et 60°

>>> Julien Vidal n’est probablement pas locataire à Paris

Je m’avance sans doute, si ça se trouve il y a un pied-à-terre. Mais désolée Juju, je viens de regarder et mon proprio ne m’a pas fait installer le modèle avec un petit écran de contrôle « bip-bap-boup voilà la température optimale ». Mais je ne culpabilise pas parce que j’ai une douchette qui rajoute de l’air dans l’eau pour en consommer moins, et ça t’y avais pas pensé HAHAHA c’est qui la boss ?! 😎

Régler la température de sa maison à 19°

>>> Julien Vidal n’est probablement pas locataire à Paris (bis)

Pareil hein : mon appart n’a pas de thermostat, je compte juste sur 2 radiateurs électriques qui datent des années 90 (juste avant l’obscolescence programmée) ¯\_(ツ)_/¯ Alors ok, je suis peut-être de mauvaise foi et je peux m’acheter un thermomètre. Mais en attendant je trouve ça pas actionnable pour tout le monde comme conseil, et donc… ça me saoule ce genre d’astuce à côté de la plaque pour mon cas.


Le conseil spécial défi de noël

Emballer ses cadeaux dans un furoshiki

>>> Pourquoi je ne m’appelle pas Marie Kondo

Dans un précédent post, Céline se demandait comment faire pour emballer ses cadeaux de noël sans papier. BOUM des furoshiki c’est la réponse ! Même si je me vois moyennement mettre à contribution mes torchons, mes serviettes et mes draps ! Non ? C’est pas comme ça que ça marche ? Bon tant pis, heureusement il y a plein d’autres idées si on a fini sa réserve de papier cadeau de l’an dernier :

Mais allez fais voir tes origami, je veux bien essayer à Noël prochain 🙂

Le casse-tête presque-zéro de Noël

…ou comment j’essaye de concilier mes engagements et le plaisir de mes 3 p’tits loups !

Alors voilà, pour moi les fêtes de Noel ça a toujours ressemblé à ça : réunions familiales avec les parents, mes frères et sœurs, mes cousins, les oncles et tantes, l’orgie de bons petits plats jusqu’à 17h au moins et une pièce remplie à ras bord de cadeaux, surtout à destination des enfants qui déballaient une vingtaine de cadeaux à la mode, en général made in China, colorés, en plastique, sonores et cassés le 20 janvier…

Et puis, on a commencé à se dire que c’était trop !

Avec mon frère et ma sœur, et nos 10 enfants à nous 3, on a convenu de se limiter ! Ce sont les parrains/marraines (on a fait un maillage savant entre nous) qui offrent un cadeau à leur filleul(e).

Mes parents ont toujours pris le pli de faire un virement sur le livret A des enfants avec un petit livre sous le sapin pour marquer le coup (et les livres je valide s’ils sont pas achetés sur Amazon :p).

L’année dernière j’ai donc commencé à demander aux parrains et marraines de faire des cadeaux non matériels et ça a super bien marché :

  • Cours de ski pour les deux plus grands de 3 et 5 ans (bon avec le réchauffement climatique, pas sure qu’ils s’en servent encore dans 15 ans…)
  • Entrées à la piscine pour les sessions Bébé Nageur pour le plus petit de 16 mois

Néanmoins, j’avais quand même envie que mes enfants puissent déballer des cadeaux le jour J. Donc l’année dernière j’ai profité des bons d’achat que j’avais eu au bureau pour acheter des voitures en plastoc Pyjamasques et autre chien Vtech qui parle (et qui saoule surtout !!) …

Cette année, j’ai donc décidé d’aller plus loin et d’acheter uniquement des cadeaux d’occasion pour les enfants.

Du coup, ça a donné lieu à un petit débat à la maison : « Faut-il qu’ils continuent à croire au père Noel ? »

Car qui dit Père Noel dit « liste de jouets non maitrisée » voire « liste largement influencée par ce que les copains/copines ont à l’école » (au moins on n’a pas l’influence des pubs télé car s’ils regardent un dessin animé c’est uniquement sur Netflix youhou).

Finalement, on a décidé de ne pas lâcher l’histoire du Père Noel (c’est quand même tellement pratique en terme de chantage pour qu’ils soient sages tout le mois de décembre :p) mais je leur ai fait croire que Vinted (plateforme de fringues mais aussi jouets de seconde main pour ceux qui ne connaissent pas), c’était le catalogue de jouets du Père Noel et qu’on allait faire la liste au Père Noel en mettant des cœurs sur les jouets qu’ils voulaient (et hop ajout en favori et derrière commande directe pour livraison point relais la semaine d’après).

Alors là le truc, c’est que j’étais tellllleeeeement contente de mon stratagème et que les prix sont telllleeement pas chers, que je n’ai pas trop limité le nombre de jouets qu’ils ont choisi et qu’on a fini avec 5 jouets par tête… OUPS !

Après il faut gérer sur la logistique point relais-planquage-emmenage chez les grands parents (surtout quand tu reçois l’avion de Barbie à la place du cottage des Petits Malins parce que le vendeur s’est planté – tu as bien quelques minutes ou t’hésites à réinstaller l’app Amazon !).

Mais au final je pense que les enfants seront ravis, je suis très fière de moi et je me dis aussi que mes enfants le seront plus tard quand ils comprendront que le vieux barbu n’existe pas mais que leurs parents se sont démenés pour limiter l’empreinte carbone de leur fête de Noel.

Parce que j’espère qu’avec cela, Noel 2050 sera encore respirable pour eux…

N’hésitez pas à laisser dans les commentaires tous vos bonnes idées cadeaux zéro déchets pour les enfants et vos bons plans emballages (parce que je sais pas encore comment on va emballer tout ça de manière ZD !)

Comment je suis devenue une presque zéro IM-PARFAITE !

Le passage au zéro déchet ça commence parfois par un déclic. 

Mon déclic à moi, s’appelle Julie, une amie venue me voir à Annecy. Expatriée à Montréal, super engagée dans le ZD et qui bosse en ONG (environnementale). Bref gros niveau !

On a beaucoup papoté : urgence climatique, réchauffement de la planète et … la vie sans plastique. J’avais l’impression de faire déjà beaucoup avec mes petits plats maison, mes courses au marché, mes 2 poubelles hebdos et mes kilos de déchets ‘jaunes’, limite fière de moi de recycler (en 2018… no comment). Mais à côté d’elle et sa petite poubelle mensuelle j’étais au niveau maternelle.

Le vrai déclic c’est quand on est arrivées au marché après une longue ballade à pied chez mon torréfacteur préféré et qu’elle a refusé de prendre un café (sa tasse était restée à la maison…). Sur le coup j’ai trouvé ça un peu démesuré : Quand même pour un gobelet, faut pas non plus abuser !! Et puis moi j’en avais grave envie de ce café… 

Elle est repartie et mine de rien toutes ces petites discussions ont germé.  

J’ai alors compris le sens de :

‘Le meilleur déchet c’est celui qu’on ne produit pas’.

Alors oui c’est bien de recycler, d’acheter des bouteilles en verre, d’utiliser des gobelets en carton … mais c’est encore (beaucoup) mieux de ne rien prendre du tout.

Et puis j’ai regardé les chiffres

(oui j’aime beaucoup les chiffres )

Et je suis tombée de haut : 350kg de déchets par an par personne en France ??? C’est fou non ? … non seulement c’est genre 6 fois ton poids mais c’est surtout presque 30 tonnes à toi tout seul sur une vie.

Bref petit à petit j’ai commencé à changer mes habitudes : mettre mes produits en bocaux, acheter dans les magasins de vrac, faire mes yaourts maison, m’équiper d’une gourde, commander un composteur, utiliser un tote bag… Et récemment je suis même allée chercher mon lait directement à la coopérative (mais bon là faut avouer que ça devient compliqué).

J’ai (re)découvert la règle des 5R :

Vous en avez sûrement déjà entendu parler mais je trouve ce concept assez utile pour repenser sa manière de consommer.

http://villages78entransition.fr/wp-content/uploads/2018/02/5-R-bis.jpg

Et puis un jour, à mon tour, j’ai commencé à donner des p’tits conseils autour de moi… comme ça. Alors quand ma belle-sœur Cathy m’a dit qu’elle faisait des efforts pour recycler, que mon beau père a arrêté d’acheter des bouteilles en plastique et que ma copine Sara s’est mise aux yaourts maison après une simple discussion, je me suis dit qu’il fallait pas grand-chose pour donner aux gens l’impulsion de changer : Un petit coup de pouce, quelques conseils pratiques et un peu d’optimisme. Et hop c’est parti…

Alors voici ma liste perso des 10 gestes par lesquels j’ai commencé

et qui j’espère vous serviront dans votre transition vers le zéro déchet. 

1. Mettre sa cuisine en bocal : Vider ses placards et transvaser le contenu des sachets dans des bocaux tout beaux !

2. Ne plus jamais sortir sans son tote bag, ses contenants et sacs en lin.

2. Acheter en vrac : trouver une épicerie, un maraicher, un boulanger, un fromager et un boucher (pour ceux qui ne peuvent pas se passer de viande), engagés dans le ZD.

4. Composter ! Y’a 30% des déchets de ta poubelle qui sont des bio déchets. Plus la peine de les jeter !

5. Investir dans une Cafetière italienne et une boule à thé. Tu peux même composter ton marc et tes feuilles de thé. À toi les cafés 100% ZD.

6. S’équiper d’une gourde & d’un mug pour le bureau, les voyages, les transports pour ne plus jamais acheter une bouteille d’eau ou utiliser un gobelet.

7. Acheter de saison et mettre en conserve pour le reste de l’année. 

8. En plus des soupes de saison, tu te lances dans les yaourts maison

9. Éviter le neuf. Pour les habits, les cadeaux, les livres … ça franchement c’est plus dur au début. Qu’on se le dise…

10. Coller le STOP PUB sur ta boÎte aux lettres.

Bon en vrai je suis loin d’être parfaite

On fait encore une petite poubelle par semaine, je ne suis pas passée aux couches lavables parce que j’ai pas le courage, je mange des bananes, de la viande quelques fois par semaine, j’ai pas réussi à me séparer de mon après-shampoing qui fait les cheveux soyeux et on prend toujours l’avion (mais bon 1 fois par an en me disant que c’est toujours mieux qu’avant)…

Mais dans ces moments je repense à ça : 

L’image contient peut-être : texte

Alors, prêts pour vous lancer dans la transition ?

Green (Black) Friday : mes 3 actions concrètes

La vie de l’apprenti zéro-waste, c’est pas facile tous les jours : trier ok ça va, faire attention aux emballages, au plastique, et puis se mettre à faire sa soupe soi-même… E.A.S.Y. Tu essaies un niveau au-dessus : tu passes au composteur. Là tu te sens toute puissante, rien ne peut t’arrêter.

Et puis tu apprends que le Black Friday qui t’aidait à faire tes courses de Noël s’avère être un autre obstacle bien dégueulasse d’un point de vue environnemental et sociétal et t’avais pas eu le mémo. Cool.

Pourquoi ça craint pour ta planète (et la mienne) ?

Tu as 3 écoles qui t’expliquent pourquoi en 2019 :

Make Friday Green Again

Leur motivation : « Le vrai coût de cette journée est social et environnemental. Elle rend précaires les emplois en ne rémunérant pas les fabricants, les marques et les magasins. Elle contribue d’autre part au dérèglement climatique en encourageant la surproduction ».

C’est qui ? Initialement lancé par Faguo, marque de fringues française engagée (je ne connaissais pas évidemment), c’est pas moins de 600 (SIX CENT !) autres marques françaises qui ont suivi.

Ils recommandent quoi ? Trier, revendre, recycler. Faire le point sur ce dont on a vraiment besoin. Acheter s’il le faut, mais raisonnablement et au prix juste.

Il se passe quoi alors ? Pas de réduc’ chez les marques participantes. Si tu achètes chez eux, tu sais que tu participes à une économie raisonnée et responsable.

Green Friday

Leur motivation : «  Le Black Friday est devenu le symbole de l’hyperconsommation qui implique des surproductions de biens manufacturés voraces en ressources, souvent non renouvelables et polluantes ».

C’est qui ? Lancé par le réseau Envie, engagé dans l’insertion sociale via l’économie circulaire et le développement durable, et rapidement suivi par Altermundi, Emmaüs, Ethiquable et quelques 400 autres cette année.

Il se passe quoi alors ? Pas de réduc non plus, mais en plus les marques participantes s’engagent à reverser 10% de leur chiffre de la journée au profit d’associations engagées pour une consommation responsable telle que HOP Halte à l’Obsolescence Programmée, Zéro Waste, etc.

Ils recommandent quoi ? Ils recommandent que tu participes à la place à des événements pédagogiques et de sensibilisation organisés partout en France : ateliers DoItYourself, visites, conférences… Par ici, la carte des opérations interactive.

Black for Good

Leur motivation : « former un mouvement caritatif afin de redonner du sens à l’acte d’achat en reversant à diverses associations une partie importante de leurs bénéfices ou un don conséquent lors de cette période de consommation ».

C’est qui ? A l’initiative de Typology, une gamme de produits de soin naturels, déjà une soixantaine d’autres marques lui ont emboité le pas.

Il se passe quoi alors ? Les marques choisissent une association à laquelle elles souhaitent reverser leurs bénéfices, par le biais d’un don unique ou tout au long du Black Friday (par ex. Typology reversera l’intégralité de ses bénéfices à une association de lutte contre la déforestation).

Ils recommandent quoi ? Que tu réfléchisses à ton acte d’achat. Bon bah ça tombe bien parce que si tu es là, c’est probablement que t’as pas attendu le Black Green Friday pour commencer à réfléchir.

Mais concrètement alors je fais quoi moi le consommateur ?

Bah je galère pardi ! J’achète chez les gens qui font pas de réduc ? Je fais des ateliers repar’café ? J’achète chez ceux qui reversent (mais combien au juste ?) à des assos ? Et pis c’est pas un peu la porte ouverte au greenwashing s’ils reversent que 10% de leur chiffre ?
Je suis perduuuuue.

Alors j’ai décidé que j’aurais 3 petits actes à mon niveau.

Acte 1 : je ne commande rien sur Amazon

Tu l’as vu, le titre du blog c’est PRESQUE zéro : on est loin d’être parfait mais on essaie, moi en m’agrippant encore à mon abonnement Prime. Là où les années précédentes je faisais mon shopping de Noël entre le Black Friday et le Cyber Monday, cette année, promis, je n’ouvre pas Amazon et je trouve des idées AILLEURS.

Acte 2 : si j’achète, c’est dématérialisé

Bon déjà si j’achète, c’est que j’ai BESOIN d’acheter. Mais il y a un truc que je sais que je vais m’autoriser et qui n’aura ni livraison polluante ni exploitation sociale (enfin j’espère ?) : ce sont des crédits sur un site de banques d’images. Je sais : je vends du rêve. N’empêche, j’achète utile (pour mon boulot et mes clients), et les artistes qui vendent sur la plateforme sont rémunérés, contrairement à toutes les plateformes gratuites.
Pour aller plus loin, pour mes cadeaux de Noël je réfléchis à offrir des expériences plutôt que des choses. C’est comme ça que mon frère et sa famille ont régulièrement eu des bons pour passer des nuits dans des cabanes dans les arbres. Et mes neveux ne se sont jamais plaints !

Acte 3 : je le dis à tout le monde

Make Friday Friday again quoi. Je n’ai pas envie d’être un consommateur taré qui court après des réducs débiles aux dépens de la qualité de vie et de la stabilité au travail de mes pairs. On revient à l’idée de consommation raisonnable et au prix juste pour le fabricant / la marque / la boutique, prônée par le mouvement Make Friday Green Again. Et il me semble que c’est un argument qui tient debout tout seul pour expliquer à mon collègue de bureau, ma voisine de palier et le livreur Colissimo qui me connaît par mon prénom que non, cette année, Black Friday ne passera pas par moi.
Et du coup, peut-être pas par eux non plus.



Et puis accessoirement, je me prépare mentalement parce qu’il paraît que le Singles Day chinois arrive en France en 2020...

Presque zéro, c’est vous, c’est moi !

Vous ne pouvez plus regarder un sac en plastique sans penser à une tortue, mais vous oubliez votre tote bag une fois sur 2 ?

Vous avez commencé à acheter en vrac mais les lentilles corail, vous trouvez ça vraiment dégueu ?

Vous avez réduit votre consommation de viande, mais ce steak tartare, là tout de suite, il vous fait de l’oeil ?

Vous ne voulez plus utiliser de la javel mais le vinaigre blanc, on est d’accord, ça pue un peu la vinaigrette dans les toilettes ?

Vous faites attention à la provenance de votre café, mais vous ne pouvez pas démarrer la journée sans ?

Bienvenue au club !

Voilà c’est dit : on n’est pas parfaits, on fait de notre mieux mais on a une furieuse ENVIE d’avancer ensemble, de se donner des tips, de partager ce qu’on a vu de top pour améliorer notre quotidien en lien avec nos valeurs !

Si ce programme vous tente, suivez nous !

A très vite

Les presque zéros